Onconstate depuis la prolifération de végétation non souhaitée qui entraîne des écobuages parfois non maîtrisés. Il est évident que seul le pacage d’animaux peut justifier l
I L'Etat n'est pas un mal mais plutôt un bien pour la société en expliquant les idées de Hobbes et son concept de « l'état de nature ». II. L'État est peut-être finalement un mal nécessaire à la société en s'appuyant sur des idées de Rousseau.
LEtat peut véritablement être un mal s'il s'agit d'un Etat illégitime. Différent de l'État légitime dans lequel il y a des lois pour tous et par tous qui assurent l'égalité et la
Lisezce Philosophie Note de Recherches et plus de 274 000 autres dissertation. L'État Est-il Un Mal nécessaire. Sans aucun doute, chacun d'entre nous aimerait pouvoir faire ce qui lui plaît quand cela lui chante. Mais nos désirs
Un«mal» nécessaire Manon Cornellier 10 Il s'est dit ouvert aux suggestions de l'opposition, mais, à l'entendre, on comprend que ce n'est pas lui qui va inviter les partis d'opposition Ã
Lauteur du livre L'Athéisme d'État - Pourquoi est-il nécessaire? est un ex-Témoin de Jéhovah maintenant athée. Cet athéisme ne fut pas un choix, mais une conclusion à laquelle il en est arrivé. Pour lui l'athéisme n'est pas seulement la non croyance en Dieu, mais c'est également lutter contre les dérives sectaires, la
1WWaG8Z. ILa société avant la création de l'État ALa société et son existence à l'état de nature En effet, selon Aristote, la famille est une "société naturelle" qui existe avant l'État. Plus précisément, la famille est la forme élémentaire de la société, formée de l'union d'un homme le chef de famille et d'une femme avec leurs enfants. Ainsi, la société serait naturelle, puisqu'elle correspond à l'union des sexes en vue de la reproduction de l'espèce. L'homme est naturellement un animal Politique, trad. Jules Tricot, Paris, éd. Vrin, coll. "Bibliothèque des Textes philosophiques" 1995Pour Aristote, il est dans la nature de l'homme de vivre au sein d'une société. D'ailleurs, selon lui, un homme qui ne vivrait pas en société ne serait pas pleinement un homme il serait soit un sous-homme, soit un surhomme, c'est-à -dire un dieu. La société est le résultat d'un processus naturel d'expansion de la famille. Il existe en effet plusieurs stades dans la socialisation Le premier stade est la famille, qui vise la procréation et la vie quotidienne. Le deuxième stade est le village une communauté formée de plusieurs familles qui est gouverné par un chef et qui procède d'une sorte d'extension du lien familial. Le troisième stade est la cité, ou polis, une communauté achevée formée de plusieurs villages, dont le bien visé n'est pas seulement de vivre, mais de bien vivre. L'homme s'insérerait donc naturellement dans ces différents niveaux de la vie en commun. Il faut toutefois distinguer les notions de communauté et de société La communauté correspond à une forme d'organisation plus traditionnelle, dans laquelle l'individu est encadré par la famille ou la corporation. Les membres d'une communauté partagent un mode de vie commun, une même vision du monde. La société rassemble des individus obéissant aux mêmes règles, sans pour autant partager un mode de vie ni des objectifs communs. Elle repose sur un pacte ou une convention volontairement formée par ses membres afin de poursuivre leurs objectifs individuels. Historiquement, le clan défini par les liens de parenté naturelle et par les règles de l'alliance a précédé la famille. Celle-ci est issue d'une division du peuple et associée à l'usage d'un nom particulier. Ce nom est commun à tous les membres de la famille. Il est défini par des règles de transmission précises pour chaque type de société ainsi que l'a montré Lévi-Strauss dans ses Structures élémentaires de la parenté. Les règles en usage dans le clan, en particulier le mode de transmission du nom transmission par le père ou par la mère, se maintiennent dans la famille. La seule "société naturelle", au sens où Aristote l'entend, serait la horde primitive dont parle Darwin, et où aucune règle n'existe en dehors des nécessités de la vie. Tout y est "nature", mais il n'y a pas encore de famille ni même de clan. BL'idée du contrat social La société est l'union de différentes familles en vue du bien commun. Le bien commun recouvre ce que l'Antiquité définit comme l'objet même de la vie en société. Selon Aristote, l'homme étant "l'animal politique", il ne peut que vouloir le bien qui est le même pour tous la justice. Le mot latin societas signifie "association". Ainsi se forme l'idée selon laquelle la société n'est pas "naturelle" mais résulte d'une convention passée entre des individus isolés. C'est Du contrat social de Rousseau, écrit en 1762, qui étend l'idée de contrat à la société entière. On sort de l'état de nature et on entre en société par le contrat social. Contractualisme Le contractualisme est un courant de philosophie politique selon lequel l'origine de la société est un contrat passé entre les hommes, par lequel ceux-ci acceptent une limitation de leur liberté en échange de lois garantissant la perpétuation du corps une forme d'association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun s'unissant à tous n'obéisse pourtant qu'à lui-même et reste aussi libre qu'auparavant. Tel est le problème fondamental dont le contrat social donne la contrat social, Paris, éd. GF Flammarion 2011Rousseau présente l'idée du contrat social comme une fiction quelque chose qui est nécessaire pour penser la société, mais qui n'a peut-être jamais existé dans les faits. La représentation du contrat social appartient en fait à une étape de l'histoire où le lien familial a déjà "éclaté" sous la pression du développement économique les individus vont vivre dans des lieux différents pour exercer leurs activités. John Locke généralise le contrat, fondement de la société, à la famille elle-même. Selon lui, les enfants qui reçoivent de leurs parents éducation et protection s'engagent en contrepartie, par un contrat tacite consenti sans le savoir, à les soutenir et les nourrir lorsque ceux-ci seront vieux. Pour les "classiques" des XVIIe et XVIIIe siècles, tout est contrat ou devrait l'être. Le contrat assure la même transparence dans la société que le commerce ou l'échange. Il n'y a pas besoin, sauf pour "gendarmer" la société, d'État pour la superviser ou la réguler. Le contrat suffit. CLa vie sociale, un paradoxe À la fin du XVIIIe siècle, Emmanuel Kant parle de l'insociable sociabilité de l'homme malgré leur individualisme "naturel", les hommes sont poussés à nouer des relations sociales grâce à leur esprit de concurrence. Ils ne peuvent pas s'empêcher, par amour-propre, d'entrer en compétition avec les autres, bien que leur désir premier soit d'ignorer les autres. Ils se sentent, comme l'a souligné Jean-Jacques Rousseau, dénaturés, c'est-à -dire loin de l'"état de nature" où ils vivaient seuls, tout en ayant besoin de la société pour se comparer aux autres. Le moyen dont la Nature se sert pour mener à bien le développement de toutes les dispositions [des hommes] est leur antagonisme au sein de la Société. J'entends ici par antagonisme l'insociable sociabilité des hommes, c'est-à -dire leur inclination à entrer en société, inclination qui est cependant doublée d'une répulsion générale à le d'une histoire universelle au point de vue cosmopolitique, trad. Luc Ferry, Paris, éd. Folio 2009Dans la pièce Huis clos de Jean-Paul Sartre, trois personnages que leurs fautes ont conduits en enfer tentent d'y trouver au moins la solitude. Mais le désir de parler d'eux et l'ennui les poussent à se rapprocher des autres, quitte à souffrir toujours davantage de leur confrontation, et ceci éternellement. À la fin, l'un d'eux déclare "L'enfer, c'est les autres". Ainsi, il est à la fois insupportable de vivre avec les autres et impossible de vivre sans eux. Le "contrat social" peut ainsi être vu comme la contrainte paradoxale qui pousse les hommes à vivre en société contrairement à leur désir. S'il est considéré par Jean-Jacques Rousseau lui-même comme une fiction, c'est qu'il demande à être interprété. L'homme abandonne, par le contrat, tous ses droits naturels en échange des "droits civils", mais rien ne dit qu'il en soit satisfait, notamment s'il agit en raison de la peur. Néanmoins, ce dernier sentiment est moins déterminant, chez Rousseau, que celui de la sécurité, en raison des dangers qui ont suivi l'abandon de l'état de nature par l'homme La société est inévitable, même si l'homme ne s'y sent pas toujours bien. À l'état de nature, l'homme est en famille, mais même s'il a du mal à vivre avec les autres, il entre dans la société car il a besoin de se comparer à eux. L'État va s'imposer pour tenter d'atténuer ce paradoxe et rendre à l'Homme ce qu'il a perdu en vivant en société. IIL'État garant de la société État On appelle État le cadre juridique de la société, défini par le droit public, la Constitution. Cette dernière est la source, par le biais des institutions qui la mettent en œuvre gouvernement, Parlement, des lois et règles de la vie sociale. ALa création de l'État pour protéger la société Si pour certains philosophes comme Rousseau, "l'état de nature" est un état de paix et de solitude, il est plus souvent perçu comme une situation de guerre perpétuelle. Pour Thomas Hobbes par exemple, l'état naturel de l'homme est l'état de la guerre de tous contre tous où la loi du plus fort règne. Il écrit d'ailleurs que "l'homme est un loup pour l'homme". Ainsi, l'état naturel est un état de peur pour l'homme qui craint pour sa vie et celle de sa famille. Il n'est pas en sécurité. Il n'y a qu'une manière de sortir de cet affrontement général la création de l'État. Les hommes passent ensemble une convention ou un pacte par lequel ils délèguent tous ensemble leur force naturelle à l'État. Ils renoncent à leur force et acceptent de laisser l'État se charger de leur protection. Selon Hobbes, la société a donc été instituée afin de préserver la survie des hommes. Cette vision est aussi celle de Machiavel pour qui le "Prince", le Souverain, gouverne par la peur qu'il inspire, mais aussi par la ruse. En vertu du pouvoir conféré par chaque individu dans l'État, il dispose de tant de puissance et de force assemblées en lui que, par la terreur qu'elles inspirent, il peut conformer la volonté de tous en vue de la paix à l'intérieur et de l'entraide face aux ennemis de l' Paris, éd. Gallimard, Gérard Mairet 2000En considérant tous les hommes comme des loups, Thomas Hobbes nie l'innocence des agneaux. Il ne croit pas à la pureté naturelle ni au "bon sauvage" de Jean-Jacques Rousseau. Dans le Léviathan, Thomas Hobbes voit dans la création de l'État la moins mauvaise des solutions la transformation du loup en chien soumis qui, reconnaissant le pouvoir absolu de son maître, renonce à la violence de l'état de nature et s'en protège. L'État permet alors de protéger la société. BL'État pour apporter la liberté et la justice à la société L'État est la structure qui permet d'apporter la liberté et la justice à la société. En 1821, dans ses Principes de la Philosophie du droit, Hegel présente l'État comme la plus haute des institutions. Selon lui, il permet de réaliser le plus haut degré de la liberté, il est "Dieu sur terre". Hegel le présente comme l'arbitre des rivalités entre familles ou des luttes entre classes sociales. Il parle de la "classe universelle", les fonctionnaires, qui poursuivent une entreprise universelle la justice, qui coïncide avec la liberté. L'État est même "au-dessus" de la famille et de la société civile parce que son droit le droit public ou constitutionnel est le plus élevé c'est le droit qui permet aux individus d'acquérir la liberté et la justice. L'État est la réalité effective de la liberté Wilhelm Friedrich HegelPrincipes de la philosophie du droit, Grundlinien der Philosophie des Rechts, trad. Jean-Louis Vieillard-Baron, Paris, éd. GF-Flammarion n° 664 1999Les mots "effective" et "concrète" soulignent, chez Hegel, que l'État est bien plus qu'un concept. Étant défini par le droit la Constitution, l'État est, comme toute réalité juridique, "liberté réalisée". Le droit privé, le droit des personnes, réalise aussi la liberté c'est le cas dans la propriété qui réalise la liberté individuelle, ou encore celle du commerce et de l'échange dans la société civile. Il y a également un droit familial. Toutefois le droit de l'État est au-dessus de tous les autres, parce qu'il garantit ce que nous appelons les libertés publiques, communes à tous les citoyens aller et venir, penser et s'exprimer librement, pratiquer une religion.L'État tend à protéger la société et à lui apporter la liberté, il est nécessaire pour dépasser la violence. Toutefois, il peut également être facteur d'injustice, suscitant des révoltes individuelles ou sociales légitimes. Si l'État s'impose à la société, celle-ci peut aussi s'opposer à l'État et entretient avec lui des rapports complexes. IIILes rapports complexes entre société et État AL'État, une forme d'oppression sur la société Alors qu'il peut apporter protection et liberté, l'État a souvent été considéré comme une source d'oppression. Au fur et à mesure que les États se sont agrandis - passant de la cité grecque, par exemple, à l'Empire d'Alexandre le Grand, ensuite de César ou de Napoléon - ils sont devenus plus autoritaires, écrasants par rapport aux populations. Là où l'État n'est pas un empire, il cherche à le devenir comme en Allemagne nazie ou en Russie soviétique et ses chefs deviennent des dictateurs. George Orwell, dans son roman 1984, a même imaginé un système dont on ne connaît pas le chef, "Big Brother", mais auquel tous les individus sont soumis par la est le plus froid des monstres parlait Zarathoustra. Un livre pour tous et pour personne, Also sprach Zarathustra. Ein Buch für Alle und Keinen, trad. Georges-Arthur Goldschmidt, Paris, éd. Le Livre de Poche, coll. "Classiques" 1972Pour lutter contre un État oppressif, l'homme peut toutefois se rebeller. Antigone Dans la tragédie antique Antigone de Sophocle, Antigone est une jeune fille révoltée contre la loi de la cité c'est-à -dire l'État représentée par son oncle Créon ses deux frères s'étant entretués au cours d'une bataille pour le pouvoir, l'un d'eux a été privé de sépulture par Créon. Antigone veut l'enterrer religieusement. Dans cet exemple, Hegel voit le conflit du droit familial, représenté par Antigone, et du droit de l'État, représenté par Créon. Non seulement la jeune fille ne reconnaît pas le droit de l'État, mais elle invoque également des valeurs sacrées, légitimes pour Hegel parce qu'elles sont au-dessus de l'État séparation des trois pouvoirs, exécutif, législatif et judiciaire, vise à atténuer l'absolutisme de l'État et donc à atténuer les possibilités d'oppression. Selon Montesquieu, qui l'écrit dans De l'esprit des lois 1748, "le pouvoir arrête le pouvoir" cela sous-entend que le pouvoir doit être divisé car ainsi plusieurs pouvoirs s'affrontent et une balance peut être trouvée. L'indépendance de la justice est particulièrement importante afin que l'État reste un "État de droit" où un chef ne puisse plus dire, à l'instar de Louis XIV "L'État, c'est moi" en monopolisant et en concentrant les pouvoirs sur sa démocratie, le pouvoir appartient au peuple. Le pouvoir législatif ne peut être exercé par le gouvernement lui-même. Il suppose la représentation par un Parlement issu d'élections libres. Ce système de séparation des pouvoirs définit la démocratie par opposition à la dictature. La souveraineté populaire s'oppose ainsi à la souveraineté nationale, qui peut être représentée par un seul. La souveraineté le principe du pouvoir n'est pas le gouvernement. BL'État contre la société le totalitarisme L'oppression de l'État sur la société peut se transformer en véritable totalitarisme. Le pouvoir est alors dans les mains d'un seul dictateur. Tous les exemples d'États totalitaires dans l'histoire supposent l'acceptation d'une partie de la société. Cela s'explique car la tentation est grande pour les hommes de s'en remettre à la seule autorité de l'État, dont on a vu qu'elle les protège d'eux-mêmes en tant qu'êtres potentiellement violents. Les historiens soulignent que si Hitler a légalement accédé au pouvoir dans l'Allemagne de 1933, c'est qu'il satisfaisait les désirs de revanche d'une "petite-bourgeoisie" ruinée par la "grande crise" de 1929 et aussi ceux d'un peuple "humilié" par la défaite de la Première Guerre "totalitaire" est un État maximal qui concentre toute l'autorité au point de règlementer lui-même la société, l'économie et les libertés publiques. Ces dernières tendent à disparaître du fait du poids de la censure et de la police. Les juges eux-mêmes ne sont pas indépendants. Le totalitarisme rejette toute forme de contrat social et de contrôle du gouvernement par le peuple ou ses représentants. CLa "société ouverte" pour lutter contre le pouvoir de l'État le libéralisme Le philosophe Karl Popper oppose au totalitarisme le concept de société ouverte. La société ouverte est la société "libérale" dans laquelle l'État ne joue qu'un rôle minimal, le rôle sécuritaire. Le libéralisme "anglo-saxon" dont parle John Locke valorise le commerce et le droit privé. Les individus, sujets de droit à part entière, ne peuvent que s'épanouir dans le "libre-échange" que populariseront par la suite Jeremy Bentham et Stuart Mill. Les nations s'épanouissent par le commerce, qui ne doit connaître aucune entrave. La société comme l'échange reposant sur un contrat, le droit privé suffit, l'État est à peine nécessaire, sauf sur le plan pénal, afin que les contrats et la sûreté individuelle soient respectés. Pour les penseurs libéraux, le "contrat social" est la société elle-même. L'État n'est que le produit d'un contrat parmi d'autres un "contrat de gouvernement" et les gouvernants peuvent être révoqués par le peuple s'ils ne donnent pas satisfaction. L'État "libéral" est un État minimal qui assure la sécurité sans gêner le libre-échange qu'il favorise le plus possible. La justice est supposée en résulter "automatiquement" en vertu du principe de la "main invisible" de Smith. L'État, selon mes idées, est une société d'hommes instituée dans la seule vue de l'établissement, de la conservation et de l'avancement de leurs intérêts sur la tolérance, trad. John Locke, Paris, éd. PUF, coll. "Quadrige" 2006Comme son nom l'indique, le libéralisme préfère la liberté à la justice, ou plutôt il pense qu'elles peuvent coïncider, à condition que l'État remplisse exactement son rôle. La société ouverte et l'État peuvent, selon John Rawls dans sa Théorie de la justice, s'accommoder de certaines injustices et inégalités. Ainsi, une répartition inégalitaire des biens entre les individus est acceptable si les individus qui bénéficient du moins de biens dans ce modèle de société disposent tout de même de plus de biens que s'ils se trouvaient dans un peut intervenir dans le domaine de la propriété individuelle expropriation mais seulement si c'est en faveur des individus défavorisés intérêt général et sans léser les libéralisme est très critiqué et remis en question aujourd'hui, avec la crise. On lui reproche notamment de donner tous les pouvoirs au monde de la finance, devant laquelle même les États semblent impuissants, la gouvernance semblant s'être déplacée du politique au financier, et de l'État à l'international. La question de la monnaie, en particulier, gouverne les échanges entre les États eux-mêmes mais est gérée au niveau Banque centrale européenne BCE est indépendante des États européens. Elle fixe librement la création de la monnaie ainsi que les taux d'intérêt, avantageant ou désavantageant indirectement tel ou tel État inflation ce qui peut fragiliser la cohésion européenne comme on l'a vu au moment de la crise grecque "Grexit". DDes sociétés rejetant l'État Dans son livre La Société contre l'État, l'ethnologue Pierre Clastres, ayant observé différentes "sociétés premières" d'Amazonie, affirme que ces sociétés n'ignorent pas l'État comme on l'a toujours pensé, mais le rejettent. Ce sont des sociétés qui font le choix de se passer d'État. L'histoire des peuples sans histoire [c'est-à -dire géographiquement indépendantes et sans interaction] c'est [...] l'histoire de leur lutte contre l' Société contre l'État, Paris, Éditions de Minuit, Collection "Critique"Les "peuples sans histoire" correspondent à ce que Claude Lévi-Strauss appelle les "sociétés froides", qui se préservent de l'interaction avec d'autres, et par conséquent des conflits historiques. Il semblerait alors que les sociétés continuant d'évoluer sans avoir d'État ne connaissent pas les mêmes troubles que les autres et sont plus heureuses c'est l'un des sens que l'on peut donner à "sans histoire". Selon Pierre Clastres, les "sociétés premières" n'ont pas besoin de l'État comme juge ou arbitre de leurs conflits. Elles ont des chefs, mais elles les "contrôlent" afin qu'ils ne deviennent pas trop puissants et ne fondent des États. Les guerres elles-mêmes, internes ou extérieures, ont pour fonction d'éloigner le "spectre" de l'État. En effet, en temps de paix, ces sociétés sont une sorte de "démocratie directe" où société et État se confondent elles réalisent le rêve de Rousseau. Elles ne sont pas, précise Clastres, "sans État" ou anarchiques sans ordre, car elles sont suffisamment organisées. Elles représentent ce que Marcel Mauss appelle le "fait social global", sans différenciation de classes ou de métiers, ou encore par la propriété. Ces sociétés sont pacifiques tant que la forme de l'État ne s'impose pas comme une contrainte par rapport à la vie sociale elle-même. Elles entrent en guerre les unes contre les autres dans la mesure où elles craignent que l'une d'entre elles leur impose le cadre de l'État et donc les opprime et les domine, en détruisant leur équilibre interne. Les sociétés luttent contre l'État comme contre une menace, à la manière de quelqu'un qui se débat, se défend contre l'angoisse ou contre une maladie dont il pense qu'elle lui sera fatale. Les "sociétés sans État" sont aujourd'hui extrêmement minoritaires et ne concernent guère que quelques groupes de "chasseurs-cueilleurs" d'Amazonie ou de Nouvelle-Guinée, ou encore le peuple Ayoreo du Paraguay, État où Pierre Clastres avait observé, vers 1970, les Indiens Guayaki, exemple de ce qu'il appelle une "société contre l'État".
Entropie et Ordo ab chao Entropie"Nom donné par Clausius à la fonction d'état notée S qui caractérise l'état de désordre » d'un système" ...Ou " Grandeur caractérisant le désordre d'un système. L'entropie ne peut qu'augmenter dans une transformation irréversible système isolé."Pour mieux faciliter la compréhension, prenez un jeu de cartes ordinaire, mettez les cartes dans l'ordre As, deux, trois, quatre, cinq....Valet, Dame et enfin Roi, votre tas de carte est bien classé. Maintenant, jetez le en l'air, observez les cartes retombées. Sont elles dans l'ordre, celui que vous avez établi avant de les jeter en l'air ? La chance que ça l'est infime...Et plus vous observez vos cartes étalés sur le sol, plus le risque qu'elles s'éparpillent davantage augmente. C'est l'entropie. Pour apporter une touche d'humour, pensez à une chambre bien rangée et ordonnée d'enfant, celle-ci au fur et à mesure que l'enfant grandisse au fil des années l'est de moins en moins, rangée et ordonnée. Et à l'âge adulte c'est pas mieux....lol. Sinon observez le ab chao"l'ordre naît du chaos" On connait tous ces trois mots en latin. Mais au vu de l'entropie et de son aspect inévitable, Ordo ab chao me parait ironique, moqueur. Oui, je sais que ce n'est pas ce qu'il faut retenir, ce n'est pas sa véritable signification, mais...Qui sait si nous n'aurions pas perdu sa véritable signification, fait fausse route ?Cela nécessite un débat je pense. D'un côté l'entropie, le désordre inévitable et grandissant potentiellement, le foutoir, le bordel, doom. Et de l'autre le chaos vaincu par un ordre qui serait lui aussi inévitable et ce qui concerne l'ordre qui naît du chaos, on va dire l'ordre désormais, regardez à quel point l'ordre est évoqué régulièrement lors de la campagne présidentielle actuelle. A quel point l'ordre est désiré, voulu, acclamé...Presque une obsession. J'estime que le vouloir à tout prix, mettre tout son espérance dans l'ordre est une erreur. N'a t'on pas assez vu les êtres humains faire des erreurs fatales dans cette quête de l'ordre ? Aux dépens d'autres populations ...Je pense notamment à la montée du fascisme dans les années trente, en réaction surtout pour riposter au péril rouge et au "bordel soviétique" parler des différentes religions qui pour mieux contrôler la situation et les êtres y met son grain de sel, plus ou moins bien au fil de l'histoire. Et c'est pas fini....Tant que l'être humain n'en prendra pas conscience de sa situation incontrôlable et que la quête de l'absolu est un erreur et une chimère...Dayofdoom qui remercie la terre entière de lui fournir matière pour composer ce blog. Posted on Monday, 17 April 2017 at 913 PMEdited on Friday, 03 May 2019 at 907 PM L'interprétation Comment vous parler ? Tout en sachant que je vais être lu, pas forcément compris, décortiqué ou découverts avec des à priori ? Je veux dire Ce n'est pas facile de toucher au but, convaincre... Que je ne sois pas avec ce qui est écrit ici à l'origine d'une catastrophe ? "On est héritier de ses actes" n'oubliez jamais. Non, vous le savez, c'est ça l'astuce, tout le monde le sait mais en a la même vision ? La notion du bien et du mal, dualité, surtout. regardez les événements récents, un décret discriminant et incohérent outre atlantique accompagné auparavant de discours exagérés poussant au fantasmes malsains amène un horrible fait divers inutile, absurde et monstrueux dans le pays voisin. Attendez, je revois encore un slogan idiot sur la toile de ces dernières années Comme quoi les vilains médias vous pousseront à haïr votre prochain une formule de ce genre Les médias ? ben voyons ! Il suffit de voir que ceux partageaient haut et fort cette formule antimédias et qui sur le web ignorent complètement l'actualité discriminante outre atlantique de ces derniers jours ! Quel silence ! Je ne sais pas ce qui est le pire entre l'aveuglement imbécile ou l'acquiescement silencieux...Pour en revenir au fait divers, je n'ose pas utiliser le verbe "inspirer" via les discours etc...Faut pas se leurrer, c'est important, il y aura toujours une opposition quelconque. Après elle peut avoir plusieurs formes, intelligentes responsables ou pas. Tout comme il y aura des visions de la vie différente pour chacunes d'entre qui complique la chose, qu'allez-vous retenir de ce blog ? Que je déteste et cherche à foutre par terre l'état comme Bakounine a pu le faire à cause de mon article parlant de lui ? C'est tout le contraire ! l'interprétation. Ce qui nous amène à nous poser la question, comment faire pour que des têtes folles, faibles, influençables ne passent pas à l'acte en ayant tout assimilé de travers ? J'en reviens à la vision "anarchique" de Bakounine, c'est à dire liberté totale après avoir balayé le système et les institutions tout en imaginant selon lui qu'à travers la liberté nouvelle le peuple se comporterai de la meilleure façon, sans vols ni meurtres ni agressions physiques dans l'intérêt commun. Comment cela serait-il possible ? Surtout sans nouvelles institutions ni cadres que Bakounine rejetait..Sans oublier et c'est le plus important, ses appels aux "mauvaises passions" au préalable comme il le disait lui-même afin de faire chuter les institutions déjà en place...Sa vision a été bien mal comprise depuis, et mal interprété. Bakounine avait une vision du peuple presque angélique et problème qui est sans solutions est la réaction assez imprévisible du peuple, de la société. Il y a des motifs d'espoirs les parisiens ouvrant spontanément leurs portes la nuit du 13 Novembre aux personnes fuyant les terroristes. Ou comme le mouvement Nuit Debout. La spontanéité de la foule. Ce que les extrémistes n'admettent jamais et refoulent catégoriquement est cette spontanéité qu'ils ne comprennent pas. à cause de meilleurs sentiments qu'ils n'ont pas ? Ou qu'ils refoulent ? Ou bien à cause de leur "foi" dans un système totalitaire du tout contrôle ?Ce que redoutait Bakounine est l'aspect bourgeois...C'est à dire que par peur de voir tout bouleversé, tout brisé, la grosse partie de la foule s'arrête, négocie quelques avancées et stoppe son mouvement, par peur de tout perdre, de perdre son petit confort et son petit bonheur....J'ai déjà pointé du doigt pas tout à fait comme Bakounine cet attachement au matérialisme qui amène beaucoup d'incompréhension et de souffrances. Et à mon avis l'attachement matériel est amplifié par rapport au 19e siècle. j'en parlais en partie dans l'article précédent. Par exemple, la réaction des gens autour de Jésus lorsqu'il dit "Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai." Jean 219 ceux qui sont à fond attaché au matérialisme ne comprennent pas, ils interprètent mal. Les personnes plus portés sur la spiritualité elles réalisent. Dayofdoom qui remercie la terre entière de lui fournir matière pour composer ce blog Posted on Monday, 30 January 2017 at 1130 PMEdited on Saturday, 29 April 2017 at 1215 PM "L'Etat, c'est le mal, mais un mal historiquement nécessaire, aussi nécessaire dans le passé que le sera tôt ou tard son extinction complète" Bakounine Bakounine Biographie de Madeleine Grawitz Mikhaïl Bakounine révolutionnaire théoricien Russe est connu pour être une figure de l'anarchisme. Et pourtant ! Il utilisera le mot "Anarchisme" tardivement ! Il aura utilisé maintes fois le mot "Liberté" auparavant ! Bakounine, géant Russe par la taille 19e siècle prolixe et ouvert à tous prêchait partout où il en allait, surtout en Europe, la liberté et surtout la révolution pour la liberté...S'il a senti l'imminence de la révolution Russe de 1917 et peut-être contribué... il se différenciait de Marx et des communistes du 19e. Le point commun entre eux est la révolution nécessaire pour balayer le régime ancien tsariste et despotique, c'est sur l'après-révolution que Bakounine était en désaccord, alors que les communistes avaient pour vision que leur parti remplace l'état et prenne le pouvoir en transition, Bakounine considérait qu'une fois la révolution faite, le pouvoir et ses dirigeants balayé nul parti, nulle instance devait prendre le relais...Et le peuple, l'humanité capable de se diriger tout seul comme des grands....Belle dose d' pensée de Bakounine c'est cela Prôner la révolution, débattre, enrôler, tout faire pour qu'elle ait lieu et ne rien prévoir ensuite une fois qu'elle a éclaté....à l'inverse des communistes et futurs bolcheviques. Bakounine avait trop confiance en l'humanité, dans le peuple. Il était persuadé que une fois délivré de ses chaines des divers régimes de l'époque le peuple, la masse saurait faire les bons choix et pour de bon...Aveuglement ? Un exemple, il détestait toute forme de nationalisme, sentiment naissant au 19e, qu'il rencontra un peu partout dans sa vie. Comment croire alors à l'union du peuple en cas de révolution et/ou de liberté absolu ? Le peuple ne tomberait-il pas dans le nationalisme, vecteur de divisions et de violences ? Sans parler de l'ambition et du désir de richesses...L'argent..Il glissera sans cesse entre les doigts de Bakounine, criblé de dettes, dépendant des dons et prêts de tous, en abusant et en dépensant parfois trop...Un mode de vie anarchique ? Il était connu aussi à l'époque pour ce défaut. Pour en revenir à sa pensée, il avait foi dans le peuple à se diriger lui-même et à prendre de sages décisions. Comment cela serait-il possible ? Il faudrait des années et des années de préparation d'éducation, de prise de conscience de la masse, de la patience....Certes, Bakounine y mettait toute son énergie, tout son âme à expliquer, débattre, convaincre, persuader, recruter à travers l'Europe, et ce à une époque où l'internet et les médias, blogs etc très large mode de diffusion d'infos et d'idées que nous connaissons n'existait pas...Et comment convaincre, éduquer etc ? Et même à l'heure actuelle profusion Regardez, j'utilise volontairement une des ces citations les plus tapageuses pour faire remarquer l'article dans l'espoir d'être lu ! Alors imaginer qu'en plus il faut réussir.. Je ne partage pas sa pensée, je ne suis pas devenu anarchiste hein ! ni révolutionnaire Pour bien comprendre sa pensée et sa motivation, il faut surtout ne pas comparer son siècle et aujourd'hui ! 2017 Les travailleurs à l'époque avaient beaucoup moins de droit, il y avait moins de liberté, les moyens d'expressions étaient limités pas d'internet, ma fameuse question Comment auriez-vous fait alors pour partager vos pensées et idées au monde ?Songez qu'en Russie au milieu du 19e siècle sous le tsar la philosophie était banni des universités. Le pouvoir avait bien compris où était le danger....Sans parler du servage. On peut croire que la pensée de Bakounine était naïve. Peut-être, il se berçait d'illusions parfois, fondant en Italie, en Suisse etc des sociétés secrètes afin de préparer et faire la révolution et optimiste s'imaginait recruter en masse et être sur le point de tout balayer le tout en quelques mois ! Alors qu'il était le seul à être motivé à 500% ! Ses sociétés secrètes très petites n'existaient en réalité que par sa volonté et n'ont eu qu'un impact insignifiant...Mais il y croyait fermement. l'autre aspect de sa pensée était qu'il avait la conviction que le peuple slave avait un rôle à jouer, à l'inverse de Karl Marx qui lui était progermanique les deux hommes s'opposeront Bakounine imaginait les slaves dominer l'Europe par sa culture et sa pensée progressivement et contribuer à réformer et éduquer le reste de l'Europe qu'il considérait comme chancelante, décadente et dont la chute était inéducable..C'est un autre point comme sa vision contre l'état où je suis pas d'accord avec lui. Il n'est pas question ici de débattre si untel ou untel est décadent ou supérieur, j'ai toujours pensé qu'il fallait voir le monde avec ses diverses cultures, ses peuples différents sur une même ligne d'égalité. Le mythe du peuple élu, croire que tel peuple doit éduquer et dépasser les autres est dangereux et ne fera jamais avancer les choses, c'est une forme déguisé et inodore de nationalisme. Sur ce point, Bakounine faisait une qui remercie la terre entière de lui fournir matière pour composer ce blog. Posted on Tuesday, 10 January 2017 at 424 PMEdited on Sunday, 02 December 2018 at 909 PM
L’État est-il un mal nécessaire ?", un vaste sujet qui sera le thème du prochain atelier-philo animé par Alban Collin. Dans chaque atelier organisé par Ballade philosophique, Alban Collin permet aux participants d'engager un dialogue ouvert sur le sujet du jour. Cette semaine, c'est le rôle de l'État qui sera examiné à la loupe. Chacun aimerait faire ce qui lui plaît quand il en a envie mais, la plupart du temps il se heurte à la loi qui réglemente, interdit et parfois punit. En prenant la peine d'y réfléchir, chacun peut également admettre que l'obéissance aux lois est une nécessité pour éviter l'anarchie qui ne manquerait pas de s'installer si les uns et les autres suivaient leurs propres impulsions. L'État, bien compris, est-il un bien nécessaire, dans la mesure où il permet aux hommes de vivre en liberté et de se conduire d'une manière digne de l'humanité ? À la Maison du Temps Libre, mercredi 18 janvier de 20 h à 21 h 30. Participation, autour d’une boisson chaude, 3 €. Renseignements au 06 08 84 16 99.
Doit-on abolir L’Etat L’histoire a été marquée par des interrogations sur la place de l’Etat, sur son rôle politique et social. L’Etat se définit par un ensemble d’administration, d’institutions censées régler la vie en société par l’instauration de lois pour éviter que les hommes ne se nuisent entre eux. L’Etat est donc certes un bienfait pour l’homme mais il constitue également unecontraint. Est-ce à dire que l’Etat est un mal nécessaire ? Il s’agit donc ici d’articuler les notions de moralité, que l’on peut définir comme science du bien, et de la politique qui est l’art de gouverner la cité antique ou l’Etat moderne aujourd’hui. L’Etat est-il nécessaire ? En quoi peut-il constituer un mal pour l’homme ? De là , peut-on en déduire que c’est cette part » mauvaise » de l’Etat qui estnécessaire, ou n’est-ce pas plutôt un autre de ses aspects qui l’est ? Nous sommes donc amenés à nous interroger sur la » légitimité » de l’accomplissement du mal par l’Etat. Ne peut-on pas concevoir un type d’Etat qui répondrait à cette nécessité tout en évitant le mal ? Il faudra donc, dans un premier temps, s’interroger sur ce qui peut rendre la mise en place d’un Etat nécessaire ; puis, dansun second temps, nous verrons dans quelle mesure l’Etat peut être jugé bon ou mauvais et quelle est alors sa légitimité. Enfin, nous nous pencherons sur les conditions de possibilité d’un Etat sans mal, ou du moins d’un Etat qui s’éloignerait du mal. L’analyse de la nature humaine permet de justifier ou non la mise en place d’un Etat. Toutefois, les caractéristiques de l’homme à l’état denature diffèrent selon les philosophes qui les étudient. Cela aboutit-il pour autant à des conceptions différentes quant à la mise en place d’un Etat ou quant à la forme prise par celui-ci ? Pour Aristote, L’homme est un animal politique, autrement dit, l’homme ne peut se concevoir que dans le cadre de la société. Pour les Anciens, le monde suit une hiérarchie, un ordre naturel. L’essence précèdel’existence et chacun a une place dans le monde qui lui revient selon sa nature. Le mal, la violence procède par conséquent d’une atteinte à cet ordre. L’Etat apparaît alors nécessaire pour faire respecter cet ordre naturel qui garantit la paix. Bossuet, un peu plus tard, propose une vision analogue de l’Etat à ceci près que cet ordre naturel est d’origine divine. Dans les deux cas, l’Etat estlégitimé par une transcendance la nature ou Dieu, ce qui s’oppose aux théoriciens du » contrat social » selon lesquels l’Etat tire sa légitimité de la société elle-même, de la nature de l’homme. Il relève donc d’une décision des hommes, il est institué. En effet, Rousseau explique dans son Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes 1755 que l’homme est à l’état de natureun être amoral qui vit seul. La non-satisfaction de ses besoins par la nature l’amène alors à constituer une société. Ainsi, la société serait une provocation et non une vocation comme le sous-entend Aristote. Avec cette société apparaissent les passions, les rivalités et les conflits entre les hommes. L’instauration d’un Etat législateur devient alors nécessaire. Pour Hobbes Le Léviathan,l’homme est un loup pour l’homme. En effet, l’homme a selon lui une propension naturelle à faire le mal et l’état de nature est un état de guerre permanente. L’Eta apparaît alors comme autorité pour régler cette société, corriger l’homme et l’empêcher d’accomplir la violence. Enfin, Locke, pour sa part, considère la liberté et l’égalité comme des attributs, pré-politiques de l’homme. L’Etat est alorslà pour les préserver. L’instauration d’un Etat semble donc être une étape indispensable à l’évolution de toute société, ce qui est confirmé par les utopies que constituent les sociétés sans Etat. En effet, les apologistes de l’anarchie que sont Proudhon et Bakounine considèrent l’Etat comme un mal en lui-même qui n’est pas nécessaires. De même la » dictature du prolétariat » prônée par…
Il ne faut pas toutefois imaginer que Rousseau conçoive un retour possible à l’ état de nature » Il vous prend envie de marcher à quatre pattes quand on lit votre ouvrage », écrit Voltaire à Rousseau, dans une lettre datée du 30 août 1755. L’homme, dans la mesure où il est, par nature, perfectible, évolue nécessairement, et cette évolution se traduit obligatoirement par une transformation ; il est nécessaire pour l’homme de se socialiser. Le concept de perfectibilité » rend raison de ce qu’est la nature humaine à la différence de l’animal, qui est, au bout de quelques mois, ce qu’il sera toute sa vie, et son espèce, au bout de mille ans, ce qu’elle était la première année de ces mille ans, l’homme est capable de s’arracher à sa nature, et de devenir autre que ce qu’il était originellement. L’homme en effet, contrairement à l’animal, est libre, et la perfectibilité témoigne de cette liberté C’est dans la conscience de cette liberté que se montre la spiritualité de son âme ». Le problème est bien que l’homme s’écarte de la règle naturelle pour son avantage, mais aussi pour son préjudice. Et c’est pourquoi il peut être le seul, précisément, à pouvoir se dénaturer », et le seul encore à pouvoir se montrer inhumain ». Il n’existe pas de mot pour dire qu’un animal s’est écarté, pour le pire, de sa nature. Seuls, finalement, les animaux domestiques pourraient être considérés comme des animaux dénaturés… Pourquoi en effet l’homme seul est-il sujet à devenir imbécile ? » se demande encore Rousseau. Parce qu’il est libre. Il l’est donc pour le meilleur et pour le pire. On ne pourrait donc envisager, d’une manière plus générale, la notion de nature sans la notion de culture. À ce titre, comme l’avait envisagé Rousseau, l’homme à l’état de nature n’existe sans doute pas. Nous naissons toujours dans un environnement et dans une culture donnée même les peuples dits primitifs », dont l’environnement naturel demeure le seul environnement, et vivant à l’écart de toute civilisation, sont des êtres de culture. C’est ce que montre Claude Lévi-Strauss 1908-2009 les études menées à partir de l’observation des peuples primitifs, prétendument restés à l’ état de nature », prouve bien que ces hommes possèdent leur propre culture. Appartenir à une culture n’a alors plus rien à voir avec le fait d’être cultivé » ; Rousseau l’avait en outre montré on peut être cultivé, et être dénaturé ». En dépit de cela, le passage de la nature à la culture est irrémédiable. Finalement, il n’existerait pas de nature humaine », ce qui ferait perdre à l’expression homme dénaturé », tout son sens. Toute culture est, en quelque sorte, une seconde nature ». En ce sens, il est donc inexact de penser que la civilisation puisse être à l’origine d’une modification négative de la nature humaine. Pourtant, les civilisations ou les sociétés ne se valent pas toutes. Nous devons admettre, sans pour autant renoncer à la richesse que représente la diversité des cultures, l’existence de situations particulières, dans l’histoire des hommes, que nous devons condamner. Certaines croyances ou certaines idéologies engendrent la barbarie ; ne pouvons-nous pas penser que l’idéologie nazie dénature l’homme ? Il est évidemment bien plus dégradant pour l’homme en tant que tel d’être un représentant du nazisme allemand le persécuteur qu’être un juif allemand le persécuté. L’homme dégradé n’est finalement pas la victime, mais le bourreau. D’une tout autre manière, les actes de cannibalisme paraissent, d’une manière universelle, dégradant pour le genre humain lui-même, même si ceux-ci font partie intégrante d’une culture donnée. La culture » ne peut servir de prétexte pour que certains actes inhumains soient rendus légitimes, au nom de cette culture.
l etat est il un mal nécessaire